Histoire des Confréries

**HISTOIRE DES CONFRERIES*


Les Confréries en France par le Conseil Français des Confréries


Lorsque l'on évoque le mot Confrérie on entrevoit un monde mystérieux laissant penser à un groupement de personnes repliées en vase clos. Il n'en est rien heureusement.

L'Historique des Confréries se résume ainsi :

Au Moyen Age, toute terre appartient à un seigneur : les campagnes comme les cités. Rapidement les bourgeois des villes ressentent le désir de s'organiser et de prendre en main les destinés de leurs cités. Ils forment alors des conseils de communes et obtiennent de leurs seigneurs des chartes de franchise communale.
Les attributions des conseils de commune étaient vastes (" Contrôle de la qualité par la dégustation ", répression des fraudes, récolte des taxes, ...) et identiques à celles de nos administrations actuelles.

Ainsi certaines Confréries, essentiellement vineuses, trouvent leurs origines en cette fin du XIIème siècle et durant le XIIIème siècle.
En 1199, le Roi d'Angleterre Jean Sans Terre, également Duc d'Aquitaine, signait à Falaise, la Charte de " La jurade de Saint Emilion ". Cette Jurade sera jusqu'à la Révolution le " Conseil Municipal " de Saint Emilion. Ses attributions s'étendaient au domaine des vins, à la proclamation du ban des vendanges, au contrôle de la qualité et de la loyauté des vins. En vertu de ces antiques fonctions, la Confrérie Saint Emilionnaise prit le nom de  " Jurade " lors de sa résurrection en 1948. Actuellement, les Chapitres solennels se tiennent dans l'église monolithe, notamment  à l'occasion de la proclamation du ban des vendanges par les jurats du haut de la " Tour du Roi ".

La franchise de la ville de Bergerac fut confirmée en 1254 par Henri III Roi d'Angleterre. Le Consulat de la vinée de Bergerac, tient aujourd'hui, ses assises dans l'ancien couvent des Récollets, édifice restauré par le Centre Interprofessionnel du Vin de la Région de Bergerac.
A cette même époque, furent créées " Les Corporations ". Elles formaient en leur sein des Apprentis, des Compagnons et aussi, des Maîtres. Ils recevaient ces titres après avoir devant leurs Pairs, réalisé le " chef d'oeuvre ". Ces corporations fixaient des règles très contraignantes et régissaient l'ensemble des travaux.
En 1248, sous Saint Louis, Roi de France, fut constituée la corporation des Rôtisseurs, appelée " Les Ayeurs ". Ils avaient notamment reçu le privilège de rôtir les oies, volatiles particulièrement appréciés à cette époque.
Ces Corporations existèrent jusqu'en 1791, où la loi  " Le Chapelier " les supprime au nom de la liberté d'entreprendre.

C'est ainsi que la Compagnie Royale des Officiers de Bouche, fondée en 1657 par Nicolas de BONNEFONS à la cour de LOUIS XIV, connut le même sort et fut ressuscitée en 1982 à CHINON en devenant la " CONFRERIE DE LA MARMITE D'OR ".
Une autre très connue " LA CHAINE DES ROTISSEURS " fut créée en 1950 pour restaurer l'esprit de la vieille corporation du même nom.
A partir des années 1960 et avec le développement du tourisme, de nombreuses confréries ont vu le jour. Elles sont généralement rattachées à un office du tourisme, la mairie, le comité des fêtes ou une coopérative agricole pour mettre en valeur le patrimoine régional.
Ces confréries médiévales, alors religieuses et d'entraide, réapparues au XXème siècle, allient désormais folklores et traditions à commerce et promotion. Par leurs insignes, leurs costumes et leurs titres " ronflants ",  les chevaliers, Fins Gosiers et autres Gousteux, revendiquent une glorieuse tradition. Quand ils intronisent des personnalités Françaises ou Etrangères dans un but de relations publiques, ils ne font rien de plus que les communautés religieuses d'autrefois, lorsqu'elles cherchaient à gagner pour leurs productions, les faveurs des grands royaumes.
Les Confréries vineuses par leur joie de boire et par leur nom même, évoquent la tradition des banquets bien arrosés des Grecs et des Romains.




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